Vaux-le-Vicomte est emblématique à la fois pour les artistes géniaux, les meilleurs de leur époque, ayant conçu son incroyable architecture et ses jardins, mais aussi pour les personnages illustres qui ont foulé ses allées.

 

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Louis Le Vau, architecte

Issu d’une famille d’architectes et d’entrepreneurs, il fut le principal réalisateur de l’urbanisation de l’Ile Saint-Louis à Paris et éleva divers hôtels particuliers dans la capitale. Il construisit de nombreux châteaux, aujourd’hui disparus (Château de Saint-Sépulcre, du Raincy, de Sucy-en-Brie), mais celui de Vaux-le-Vicomte est son chef-d’œuvre qui a su défier le temps. Il réalisa pour le Roi à Versailles les transformations qui en firent l’incroyable palais que l’on connaît aujourd’hui.


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Charles Le Brun, peintre-décorateur

Ce peintre étudia à Rome en compagnie de Poussin, puis, rentré à Paris, se lança dans la décoration de grands ensembles comme l’Hôtel Lambert. Nicolas Fouquet fit appel à son talent pour la décoration de Vaux-le-Vicomte dont il dessina mobilier et statues, dirigea la manufacture de tapisseries et réalisa les décors. Il n’eut pas le temps de peindre son projet de « Palais du Soleil » sur la coupole du Grand Salon, œuvre dont l’ampleur n’avait encore eu aucun précédent dans l’art français. Après la chute de Fouquet, il devint le protégé et le premier peintre du Roi, puis directeur des Gobelins et chancelier de l’Académie. En 1665, il présida à la décoration de Versailles et exerça ensuite une quasi-dictature sur les arts.

André Le Nôtre

André Le Nôtre, jardinier

L’aménagement des jardins de Vaux-le-Vicomte fut la première œuvre majeure du plus célèbre « architecte de jardins » de France. Ce coup de maître déclencha les commandes de propriétaires désirant moderniser l’environnement de leur hôtel ou de leur château : Sceaux, Chantilly, Marly, St-Cloud, Meudon… Devenu le jardinier préféré de Louis XIV, sa réalisation la plus célèbre est celle des jardins de Versailles où il exécuta les volontés du roi à la perfection. Ses méthodes comme le schéma géométrique, les vastes perspectives, l’usage des plans et jeux d’eau ainsi que des statues, créèrent le cadre imposant du Grand Siècle et s’exportèrent en Europe, imposant les codes du « jardin à la française ».


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Molière, moqueur de la Cour

L’auteur dramatique français Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673), dit Molière, s’installa à Paris en 1659 après avoir dirigé une troupe de comédiens ambulants. Le célèbre auteur protégé par la famille royale, joua régulièrement pour le public parisien ses pièces devenues les grands classiques du genre: Les Précieuses Ridicules (1659),  l’Ecole des femmes (1662). A la même époque, en 1661, il joua l’Ecole des Maris à Vaux-le-Vicomte, puis les Fâcheux, une comédie-ballet écrite pour la fête donnée pour le roi en août 1661.


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Jean de La Fontaine, fidèle parmi les fidèles

Jean de la Fontaine, (1621-1695) fut le protégé de Fouquet puis changea de protecteur, faute de générosité de Louis XIV, qui ne l’aimait guère. Lors de la chute de Fouquet, il publia l’Elégie aux Nymphes de Vaux, courageux et splendide plaidoyer en faveur de son ami Fouquet qui avait contribué à lui faire choisir la carrière poétique, avec ses Fables ironiques et leurs fameuses morales.

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Alfred Sommier, la renaissance de Vaux-le-Vicomte

C’est lors d’une vente aux enchères en 1875 qu’Alfred Sommier, arrière-grand-père de Patrice de Vogüé, actuel propriétaire, se porte acquéreur de Vaux-le-Vicomte. Riche industriel et grand amateur d’art, il entreprend de réaliser les travaux colossaux de restauration et d’aménagement dont le domaine a besoin. Laissé à l’abandon depuis trente ans, le château était vide et les jardins en friche. Son fils, Edme Sommier et son épouse Germaine Casimir-Perier poursuivent l’œuvre familiale.

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